Niveau 🟢 débutant
Durée estimée : 15 min · Prérequis : Le système d'exploitation
systemdsystemctlUn processus, c'est un employé au travail : il a une tâche, il l'exécute, et quand elle est
finie, il rentre chez lui (le processus se termine). Un démon, c'est cet employé en poste
permanent — il ne rentre jamais chez lui, il attend en continu qu'une tâche arrive.
systemd, c'est le service des ressources humaines de l'immeuble : il embauche les employés
permanents au démarrage, les réembauche s'ils tombent malades (redémarrage automatique), et
sait dire Ă tout moment qui est en poste.
Un processus est un programme en cours d'exécution. Chaque fois qu'on lance une commande,
le système crée un processus : il a un identifiant unique (le PID, process ID), consomme
de la mémoire et du temps CPU, et se termine quand sa tâche est finie (ou quand on le tue).
Un démon (daemon) est un processus particulier : conçu pour tourner en arrière-plan, en
continu, sans interaction directe avec un utilisateur. Un serveur web, une base de données, un
service de supervision sont tous des démons — c'est la concrétisation, au niveau du système
d'exploitation, de la notion de service vue en M0.
Par convention, le nom d'un démon se termine souvent par un d (sshd pour le démon SSH,
systemd lui-mĂŞme).
systemd est le système qui démarre, surveille et arrête les démons sur la quasi-totalité
des distributions Linux modernes (dont Ubuntu). C'est le tout premier processus lancé au
démarrage de la machine (PID 1), et c'est lui qui, ensuite, démarre tous les autres services
dans le bon ordre (le réseau avant un service qui en a besoin, par exemple).
Chaque service géré par systemd est décrit par une unité (unit), un fichier de
configuration qui indique comment le démarrer, s'il doit redémarrer seul en cas de plantage, et
de quoi il dépend. systemctl est l'outil en ligne de commande pour interagir avec systemd :
démarrer, arrêter, activer au démarrage, ou simplement consulter l'état d'un service.
🧪 Concrètement, sur notre exemple : sur le serveur de ce wiki,
docker.serviceest géré
parsystemd, activé (enabled) pour démarrer automatiquement au boot, et actif
(active/running) en continu. C'est ce qui garantit qu'après une coupure de courant ou un
redémarrage, Docker — et donc tous les conteneurs configurés en redémarrage automatique — se
relance seul, sans intervention manuelle.
systemd démarre en premier, puis lance les unités dans l'ordre de leurs dépendances (le
réseau doit être prêt avant que Docker ne démarre, par exemple). Une fois docker.service
actif, c'est Docker lui-même qui relance les conteneurs configurés pour redémarrer
automatiquement — une couche de responsabilité en dessous de systemd.
systemctl status docker
# Affiche l'état d'un service : actif ou non, activé au démarrage ou non,
# ses derniers messages de journal, son PID.
systemctl is-enabled docker
# Répond juste "enabled" ou "disabled" -- démarre-t-il automatiquement au boot ?
systemctl list-units --type=service --state=running
# Liste tous les services actuellement actifs sur la machine.
ps aux | grep docker
# Liste les processus en cours, filtrés sur "docker" -- vue "processus",
# complémentaire à la vue "service" de systemctl.
systemctl status rĂ©pond Ă la question « ce service est-il en bonne santĂ© ? », ps rĂ©pond Ă
la question « quels processus tournent réellement, là , maintenant ? ». Les deux se recoupent
mais ne montrent pas la mĂŞme chose : un service peut ĂŞtre enabled sans ĂŞtre active (pas
encore démarré), ou avoir plusieurs processus enfants qu'un simple systemctl status ne détaille
pas.
systemctl status ssh
Doit afficher Active: active (running) en vert. Si la machine que tu utilises n'a pas de
service ssh, essaie avec un autre service connu de la distribution (cron, networking).
| SymptĂ´me | Cause probable | Solution |
|---|---|---|
Service enabled mais pas active |
Le service est configuré pour démarrer au boot, mais n'a pas encore été lancé (ou a planté) | systemctl start <service> pour le démarrer maintenant, puis vérifier les logs avec journalctl -u <service> |
Confondre enable et start |
Les deux verbes se ressemblent | enable = démarre au prochain boot ; start = démarre maintenant. Souvent on fait les deux : systemctl enable --now <service> |
| Tuer un processus au lieu d'arrêter le service proprement | Réflexe kill plutôt que passer par systemd |
systemctl stop <service> — systemd sait arrêter proprement, et ne le relance pas tout seul ensuite |
systemd (PID 1) démarre, surveille et redémarre les services au boot et en continu.systemctl status/start/stop/enable/disable sont les commandes de base à connaître.enabled n'est pas forcément active — les deux se vérifient séparément.Un processus est une exécution de programme, ponctuelle par nature. Un démon est un processus
conçu pour tourner en continu en arrière-plan, sans interaction directe — c'est ce qui fait
tourner un service.
Deux choses en une commande : active le démarrage automatique de Docker au prochain boot
(enable) et le démarre immédiatement (--now, équivalent à start).
Non — enabled signifie seulement qu'il démarrera au prochain boot. Son état actuel
(active/inactive/failed) se vérifie séparément avec systemctl status.
Sur une machine Linux Ă disposition, choisis un service connu (ssh, cron, docker...) et
exécute systemctl status <service>. Identifie dans la sortie : son PID, s'il est enabled,
depuis combien de temps il tourne.
processus ·
démon ·
PID ·
systemd ·
unité (systemd)
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Écrite par Loïc D. avec l'assistance de Claude (Anthropic) — un travail à deux.
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